Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française
Rubayat Details
This is a reproduction of a book published before 1923. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into print as part of our continuing commitment to the preservation of printed works worldwide. We appreciate your understanding of the imperfections in the preservation process, and hope you enjoy this valuable book.

Reviews
En ces temps misérables où l??intégrisme nie l??intégrité de chacun, il ne faudrait pas oublier que la parole engage le corps et la vie mêmes ; or, quelques dangereux intégristes agités du bocal, par leurs paroles de destruction n??engagent que mort et néant : en ce sens, ils sont bien les apôtres de la négation. Quand on massacre au nom d??une force d??Amour, on en souille le message en se souillant soi-même irrémédiablement.L???uvre poétique d??Omar Khayam, enivrante et ironique, est plus que jamais salutaire en ces temps où l??homme n??en finit pas d??être un loup féroce à l??égard de son semblable : c??est une ode tout entière qui célèbre la vie.Né au XIIe siècle à Nichapur en Perse et reconnu surtout pour ses travaux de mathématicien, de philosophe et d??astronome, c??est dans le secret que le poète persan chantre du vin écrivit ses Rubayat car, bien tôt, il avait compris qu??en terre hostile à la liberté de l??esprit il faut toujours s??avancer masqué ; et garder sa parole la plus intime par-devers soi. Les Rubayat d??Omar Khayam ont le don de revivifier l??âme et le corps dans un même élan par leur sagesse, leur bon sens, leur sauvagerie dionysiaque et leur irrévérence. La traduction du poète Armand Robin est d??une vigueur exemplaire.Dans le très beau livre Samarcande (que je recommande chaleureusement à tous ceux qui aiment l???uvre d??Omar Khayam), le romancier libanais Amin Maalouf nous narre avec passion les quelques éléments connus de l??histoire tumultueuse de ce prince des poètes dont la parole demeure toujours essentielle.? présent, quoi de mieux pour vous donner le ??vin? à la bouche, que de verser dans la coupe de vos lèvres, tel un échanson fidèle, quelques ??quatrains? du grand poète de Nichapur (en persan, le mot ??rubayat? signifie ??quatrains?).« Dieu, tu m??as cassé mon pot de vin !Tu m??as ainsi fermé la porte du plaisir.C??est moi qui bois, Seigneur, et c??est toi qui es ivre !Ma terre sur ta bouche ! Es-tu ivre, Dieu ? »Omar Khayam (in Rubayat, p. 11, traduction : Armand Robin)« Ils disent tous : ??Il y aurait, il y a même un enfer !?Blablabla ! le c?ur ne doit pas s??émouvoir !Si tous ceux qui font l??amour et qui boivent sont de l??enfer,Demain le Paradis, comme le creux de ma main, est désert. »Omar Khayam (in Rubayat, p. 14, traduction : Armand Robin)« Prends peur ! ton âme de toi va se débarrasser !Dans les mystérieuses terres de Dieu tu vas entrer !Bois du vin ! tu ne sais pas d??où tu es venu !Vis la vie ! sais-tu, vers où t??en iras-tu ? »Omar Khayam (in Rubayat, p. 16, traduction : Armand Robin)« Ils disent tous : ??? la Résurrection il y aura ceci et celaEt Dieu, ce doux ami, aura le c?ur hargneux !?Non ! du Bien absolu ne vient que du bien.Sois bon de c?ur et bonne sera la fin. »Omar Khayam (in Rubayat, p. 88, traduction : Armand Robin)© Thibault Marconnetle 28 décembre 2014
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